Le Centre de Recherche de l’Institut Curie met tout en œuvre pour faire progresser la compréhension des mécanismes à l’origine des cancers. Il rassemble des biologistes, chimistes, physiciens, bioinformaticiens et médecins dont l’objectif est d’initier des pistes pour améliorer le diagnostic et développer des thérapeutiques innovantes.

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Uriel Chantraine/Curie

Journée mondiale contre le cancer 2018

Biomarqueurs tumoraux circulants : Traquer le cancer à partir d’une simple prise de sang, une réalité pour certains patients

A l’occasion de la Journée Mondiale contre le Cancer, l’Institut Curie fait le point sur les avancées prometteuses en matière de détection et d’analyse du matériel tumoral présent dans le sang des patients, appelés biomarqueurs tumoraux circulants.

Grâce à une simple prise de sang, chercheurs et médecins espèrent révolutionner la prise en charge des cancers. Mieux dépister, optimiser les choix thérapeutiques, anticiper les rechutes… Les attentes sont nombreuses.

A l’instar de toutes les cellules de l’organisme, les cellules cancéreuses peuvent être amenées à se désagréger et à libérer dans le sang de l’ADN tumoral circulant, dénommé ADNtc. Certaines cellules de la tumeur peuvent par ailleurs être amenées à migrer dans l’organisme, via la circulation sanguine. Appelées Cellules Tumorales Circulantes (CTC), ces dernières peuvent être à l’origine de métastases en se fixant dans un autre organe.

« Ce matériel tumoral circulant, appelé biomarqueurs, est porteur d’un grand nombre d’informations utiles pour le suivi du patient. Toute la difficulté consiste à les détecter et à déterminer leur signification », explique le Pr François-Clément Bidard, oncologue médical et chercheur à l’Institut Curie, qui mène des projets de recherche sur le sujet aux côtés du Pr Jean-Yves Pierga et de Charlotte Proudhon dans le laboratoire des Biomarqueurs Tumoraux Circulants.

Car l’ADNtc ou les CTC ont de quoi séduire : accessibles par une simple prise de sang, ils renseignent sur la nature du cancer, la progression tumorale ou encore la réponse au traitement.

La biopsie « liquide » permet ainsi de faciliter voire préciser le diagnostic, la mise en œuvre des traitements et la prévention des rechutes.

« Détecter très tôt l’apparition de lésions cancéreuses, avant même qu’une tumeur ait réellement commencé à se développer ou à réapparaître après un traitement, est l’un des objectifs majeurs des chercheurs et des médecins, ajoute le Pr François-Clément Bidard. Nous n’avons jamais été aussi proches d’utiliser en routine la biopsie liquide pour lutter contre certains cancers ».

Une avancée révolutionnaire dans la prise en charge des cancers.

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